Chirurgie digestive
Dr Coueffé est spécialisée en chirurgie viscérale et digestive, c’est-à-dire dans la prise en charge chirurgicale des maladies touchant les organes de l’abdomen et du système digestif.
1. Cholécystectomie : ablation de la vésicule biliaire
La vésicule biliaire est un petit organe situé sous le foie.Elle sert à stocker la bile, un liquide produit par le foie qui aide à digérer les graisses.
L’intervention est indiquée principalement en cas de calculs biliaires, qui peuvent provoquer : des douleurs abdominales (coliques hépatiques), une inflammation de la vésicule (cholécystite), une infection des voies biliaires, une pancréatite, une jaunisse liée à la migration d’un calcul. Parfois, l’intervention est aussi recommandée en cas de polypes vésiculaires suspects.
La cholécystectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever la vésicule biliaire. Elle est réalisée sous anesthésie générale, le plus souvent par cœlioscopie, grâce à de petites incisions. Cette technique permet une récupération plus rapide.
Comme toute opération, elle comporte des risques, bien que la plupart soient rares : infection, hématome ou saignement, douleurs postopératoires, troubles digestifs transitoires (ballonnements, diarrhée), lésion du canal biliaire principal (rare), fuite de bile au niveau du canal cystique, calcul résiduel dans les voies biliaires, pouvant nécessiter un geste endoscopique (CPRE), conversion en chirurgie ouverte pour votre sécurité.
2. Cure de hernie hiatale
La hernie hiatale correspond au passage d’une partie de l’estomac à travers l’ouverture du diaphragme appelée hiatus œsophagien. Cette situation peut être responsable de reflux gastro-œsophagien (RGO), de brûlures, de régurgitations, ou parfois de symptômes respiratoires ou thoraciques. Lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus, que la hernie est volumineuse ou qu’il existe des complications (œsophagite sévère, sténose, saignements), une intervention chirurgicale peut être proposée.
La cure de hernie hiatale est aujourd’hui réalisée quasi exclusivement par cœlioscopie, une technique mini-invasive permettant une récupération plus rapide.
L’intervention comprend généralement :
- la réduction de la hernie en repositionnant l’estomac dans l’abdomen
- le resserrage du hiatus par des points sur le diaphragme pour éviter une nouvelle montée de l’estomac
- une fundoplicature, c’est-à-dire un geste de renforcement du sphincter œsophagien inférieur, pour recréer un mécanisme anti-reflux efficace.
Les techniques de fundoplicature les plus courantes sont :
- fundoplicature de Nissen (360°) : enveloppement complet du bas de l’œsophage par le fundus gastrique ;
- fundoplicature de Toupet (270°) : plastie partielle postérieure permettant parfois une meilleure tolérance chez certains patients.
Le choix de la technique se fait en fonction des symptômes, des examens préopératoires et de l’avis du chirurgien.
La chirurgie se déroule habituellement en hospitalisation courte (2 à 3 jours).
Comme pour toute chirurgie, des complications sont possibles: infection, hémorragie, dysphagie (difficulté à avaler), nausées, vomissements, syndrome de gas-bloat (ballonnements importants et incapacité à vomir ou à rote, récidive de la hernie hiatale ou du reflux gastro-œsophagien, perforation, nécessité d’une réintervention.
3. Appendicectomie : ablation de l’appendice
L’appendice est un petit tube situé au début du côlon, dans la partie inférieure droite de l’abdomen. Il peut s’inflammer et s’infecter : on parle alors d’appendicite aiguë, une urgence fréquente en chirurgie digestive.
L’appendicectomie est indiquée en cas :
- d’appendicite aiguë confirmée,
- de douleur persistante fortement évocatrice d’appendicite,
- d’appendice perforé ou abcédé,
- d’appendicite compliquée (péritonite).
L’appendicectomie consiste à retirer l’appendice.
Elle est réalisée le plus souvent par cœlioscopie, grâce à de petites incisions. Dans certains cas (appendice très inflammatoire, abcès important, antécédents chirurgicaux), une conversion en chirurgie ouverte peut être nécessaire pour la sécurité du geste.
L’appendicectomie est une intervention courante et sûre. Comme toute chirurgie, elle comporte des risques, peu fréquents: infection ou abcès , saignement ou hématome, douleurs postopératoires transitoires, péritonite nécessitant un traitement adapté, iléus (ralentissement du transit) temporaire, blessure d’un organe voisin (très rare), conversion en chirurgie ouverte pour votre sécurité, hernie sur une cicatrice d’orifice de trocart, adhérences pouvant provoquer des douleurs ou une occlusion.
En cas d’appendicite compliquée, l’hospitalisation ou la convalescence peut être un peu plus longue.
4. Colectomie
La colectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever tout ou une partie du côlon, également appelé gros intestin. Le côlon est un organe du tube digestif qui participe à l’absorption de l’eau et à la formation des selles.
Une colectomie peut être proposée dans différentes situations, notamment :
- cancer du côlon ou du rectum
- maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) ;
- diverticulite compliquée
- polypes coliques volumineux ou à risque
- occlusion, perforation ou hémorragie du côlon.
La décision d’intervention est toujours prise après une évaluation médicale complète et une discussion avec le patient.
La colectomie est réalisée sous anesthésie générale. Elle peut être pratiquée :
- par chirurgie mini-invasive (coelioscopie) avec de petites incisions
- ou par chirurgie ouverte, selon la situation médicale.
Après l’ablation du segment de côlon malade, Dr Coueffé rétablit le transit digestif en reliant les deux extrémités de l’intestin (anastomose). Dans certains cas, il peut être nécessaire de réaliser une stomie digestive (anus artificiel), le plus souvent temporaire. La durée de l’intervention varie selon le type de colectomie et la pathologie traitée.
La durée d’hospitalisation est en moyenne de 3 à 10 jours, selon l’évolution postopératoire.Après l’intervention :
- la reprise de l’alimentation est progressive
- le transit intestinal se remet en place progressivement
- une surveillance médicale est assurée pour prévenir et traiter d’éventuelles complications.
Comme toute intervention chirurgicale, la colectomie comporte des risques : infection, saignement, complication de l’anastomose (fuite), troubles du transit (diarrhée, constipation), phlébite ou embolie pulmonaire. Dr Coueffé vous expliquera ces risques en détail lors de la consultation préopératoire.
5. Résection de l’intestin grêle
L’intestin grêle est la partie du tube digestif située entre l’estomac et le côlon. Il joue un rôle essentiel dans la digestion des aliments et l’absorption des nutriments (protéines, sucres, graisses, vitamines, minéraux).
La résection de l’intestin grêle est une intervention chirurgicale qui consiste à retirer une portion de l’intestin grêle malade ou lésée, puis à rétablir la continuité digestive en reliant les deux segments sains (anastomose). Dans certaines situations, il peut être nécessaire de réaliser une stomie de l’intestin grêle (iléostomie), le plus souvent temporaire.
Une résection de l’intestin grêle peut être proposée dans les situations suivantes :
- maladie de Crohn avec complications (sténose, fistule, abcès)
- occlusion intestinale
- tumeur de l’intestin grêle (bénigne ou maligne)
- ischémie intestinale (mauvaise irrigation sanguine)
- perforation ou traumatisme
- complications postopératoires ou infectieuses.
La décision est prise après une évaluation médicale complète et une discussion avec le patient. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale. Elle peut être effectuée :
- par chirurgie mini-invasive (coelioscopie) avec de petites incisions
- ou par chirurgie ouverte, selon la pathologie et l’urgence.
Dr Coueffé retire le segment d’intestin atteint, puis reconnecte les extrémités saines. La durée de l’intervention varie selon la complexité du geste et l’état du patient. La durée d’hospitalisation est variable, généralement de 5 à 10 jours. Après l’intervention :
- la reprise de l’alimentation est progressive
- le transit intestinal peut être perturbé temporairement
- un traitement antalgique et une surveillance sont mis en place.
Comme toute chirurgie, la résection de l’intestin grêle comporte des risques, notamment : infection, hémorragie, complication de l’anastomose (fuite), occlusion postopératoire, troubles du transit (diarrhée, ballonnements), phlébite ou embolie pulmonaire, un syndrome de grêle court. Dr Coueffé vous expliquera ces risques en détail lors de la consultation préopératoire.